Communautés de pratiques au sein du Réseau

Pourquoi ?

La communauté de pratiques a déjà été théorisée, notamment dans le monde de l’entreprise dans le cadre du knowledge managment (par Wenger notamment).
Nous souhaitons nous appuyer sur ces fondamentaux mais associer plus fortement communauté de pratiques et communauté de projet – c’est-à-dire que chaque groupe est à la fois chargé de discuter, analyser, relire les pratiques, et de proposer une production ensemble, dont les acquis sont réinjectés au sein du Réseau et des OSC, mais aussi sur le territoire (dans le cadre d’un atelier) ou à la communauté professionnelle / bénévoles (dans le cadre d’une publication).

 

D’une manière générale les membres d’une CP trouvent des points communs dans leurs pratiques, ce qui leur permet d’échanger, mais apportent aussi leurs différences :

  • Dans un certain nombre de cas ils travaillent sur une thématique commune et sont donc intéressés pour réfléchir ensemble à une production qui donnera un nouveau regard, des solutions à expérimenter. La plus-value est de rassembler des personnes travaillant sur les mêmes sujets mais dans des contextes (géographiques, professionnels) différents.
  • Dans d’autres cas, c’est d’abord leur proximité géographique qui les rassemble (pays/ territoire) car ils peuvent faire des constats communs dans un contexte donné, même si leurs pratiques / métiers sont différents. La plus-value est ici plus de rassembler des personnes qui évoluent dans le même contexte et font les même constats mais utilisent des leviers d’action et des entrées thématiques différentes et pourront identifier des solutions croisées.

Comment ça fonctionne ?

Organisation de la communauté de pratiques autour d’un porteur, accompagné d’un cadre

Nous nous appuyons sur des éléments de base de la communauté de pratiques mais souhaitons y associer un cadre plus fortement orienté sur la réalisation (objectif de réalisation, chronogramme, moyens…). Cela nous semble nécessaire pour dépasser la réflexion collective et aboutir à l’action collective.

Un porteur (+ un copilote ?) : l’initiative de la CP vient d’un porteur qui souhaite s’impliquer pour mettre en travail une thématique, un projet… (Sensibiliser la population à un ODD, publier sur des solutions innovantes de prise en compte des ODD, atelier professionnel sur un ODD etc.). Il cherche un copilote et ils formulent ensemble le premier cadrage de leur action – objet ou projet. Ce cadrage doit donner suffisamment d’éléments pour s’engager. A partir de là on peut ouvrir une CP à l’ensemble des praticiens du réseau, sur la base du volontariat. L’animation peut être gérée par le porteur, le copilote, ou répartie.

Des membres : un groupe de 5 à 20 membres idéalement. Cela peut aller d’un membre actif qui souhaite participer activement à la réalisation de l’objet de la CP à des personnes intéressées mais qui restent plus passifs. Chaque membre se positionne au départ sur son objectif et le niveau d’implication qu’il souhaite avoir. Pour leur donner la possibilité de s’impliquer, nous demanderons au porteur de s’assurer régulièrement de rappeler ou fixer les étapes à venir pour faire avancer le projet porté par la communauté.

Un projet / un cadre : le lancement de la communauté de pratiques se fait avec quelques éléments de cadrage qui permettent d’identifier ce que le groupe veut faire ensemble (et de rejoindre ce groupe). Chaque CP se constitue dès le départ autour d’une problématique, un positionnement, une description de l’objet du groupe, un pilote identifié et si possible des jalons chronologiques.

Les autres éléments de cadrage peuvent venir s’inscrire dès le début, ou plus tard dans la CP, afin de garder de la flexibilité et de ne pas surcharger le pilote : plan d’action et chronogramme, partenariats, budget, identification de besoins d’accompagnement…

Accompagnement des communautés de pratiques

Le RAFOD est garant, au lancement de la communauté de pratiques, du cadrage :

  • Pour s’assurer que le cadrage n’est pas trop serré, que le projet est collectif et laisse la place aux membres qui souhaitent s’engager ;
  • Pour s’assurer que le cadrage est suffisant pour permettre aux membres de s’engager et donne des garanties raisonnables que la communauté de praticiens puisse aboutir sur une réalisation.
  • Pour que les communautés de praticiens puissent effectivement aboutir à une ou plusieurs réalisations, quelles que soient leurs ambitions, le projet prévoit un accompagnement, sur la base des éléments de cadrage fournis au départ ou en cours de route :
  • L’accompagnement sera effectué en priorité par un autre membre du réseau (logique PtoP) mais pourra aussi être effectué par le RAFOD ou un tiers, en fonction du sujet, de la disponibilité et de l’envergure du projet ; il se focalisera sur le leader et le copilote ;
  • Pour les sujets plus complexes, un accompagnement collectif (à la CP) et individuel (au leader) sera effectué par le RAFOD, un autre membre du réseau (notamment ex-leader ayant terminé leur projet) ou par un tiers (ex : une personne de référence sur la thématique).

Redevabilité, retours vers l’ensemble du réseau

  • Des ateliers d’analyse de la pratique (à distance et en présentiel) pour les porteurs / copilotes, pour échanger sur leur réussites et les problèmes rencontrés dans les CP, qui constituent un mode d’organisation expérimentale au sein du réseau, qui devra donc être amélioré en continu ; l’idée est donc de commencer ces partages dès que plusieurs CP coexistent.
  • Le RAFOD assurera un suivi de l’avancement des projets (différent de l’accompagnement) pour éventuellement détecter des nœuds à défaire et pour pouvoir rendre compte des différents travaux en cours, et permettre l’implication des membres sur les étapes à venir. Un point trimestriel collectif sera diffusé par le RAFOD, avec des contenus produits par ou avec les membres.
  • Le RAFOD s’assurera : que la communication se fait de manière régulière au sein des CP ; et mettra en lumière régulièrement (à travers notamment la newsletter) les activités en cours et à venir dans les CP au sein du Réseau.